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« Alors que le chef libéral avait promis, en campagne électorale, d’augmenter le budget consenti au secteur agroalimentaire, voilà que le gouvernement renie ses engagements et coupe près de 12 M $ dans les crédits du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation », a déploré le député de Nicolet-Yamaska et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’agriculture, M. Michel Morin, à l’occasion de l’étude des crédits budgétaires.
« Les productrices et producteurs agricoles font face à de grands défis en matière environnementale mais le gouvernement libéral diminue de plus de 50 % les sommes nécessaires au programme Prime Vert, lequel vise notamment à aider les entreprises à se conformer aux nouvelles normes environnementales, a ajouté M. Morin. Le gouvernement du Parti Québécois était conscient de cette problématique et la ministre des Finances avait prévu l’ajout de 36 M $ à ce programme. »
Le programme d’appui au développement en région se voit amputé de 3,5 M $. « Le secteur agroalimentaire occupe une place prépondérante au sein du développement régional. Force est de constater qu’avec le budget Séguin, il ne dispose plus des outils nécessaires pour assumer pleinement son rôle dans l’économie régionale », a constaté le porte-parole.
Bien implantées dans toutes les régions du Québec, les coopératives transforment près de 50 % de la production agricole du Québec et créent des milliers d’emplois. Le précédent gouvernement en avait reconnu l’importance en mettant en place une mesure fiscale visant à les appuyer dans leurs efforts pour accroître leur capitalisation. Or, le budget Séguin ne reconduit pas cette mesure, privant ainsi les coopératives d’un précieux outil de financement.
Autre recul du gouvernement libéral : la ministre, Mme Françoise Gauthier, n’est pas prête à aller de l’avant avec l’étiquetage obligatoire des produits contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM).
Le 7 juillet dernier, la ministre annonçait en grande pompe avoir entériné le Cadre stratégique agricole (CSA). Elle n’a toutefois pu obtenir les garanties suffisantes de la part du gouvernement fédéral quant à la souplesse nécessaire pour arrimer ses programmes avec ceux qui sont déjà en place au Québec.
« Le Québec fait figure de leader dans les domaines qui sont couverts par le CSA. Souvent les normes imposées aux productrices et producteurs agricoles du Québec sont supérieures à celles en vigueur dans les provinces. La signature du CSA doit nécessairement se traduire par une bonification des sommes allouées aux productrices et aux producteurs et non pas servir à camoufler les coupures effectuées par le gouvernement Charest », a conclu M. Morin.
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